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Arrivées en bus ce matin à Lima à 5h! Pas très pratique... (Au lieu de 6h30 prévu... Pour une fois qu'ils sont en avance, les français ne sont décidément jamais contents!)
Première agression par une dizaine de chauffeurs de taxi, au reveil, à la porte même du bus: "Hello gringas, where are you going?" (comme si on en avait la moindre idée...)
Deuxième agression, plus nasale cette fois, mais toute aussi rapide, par la pollution ambiante... On est vraiment contentes d'être de retour en ville...
Puisque tout est fermé (compagnies de bus, cafés pour déjeuner "en paix"), nous occupons les bancs d'une des places centrales de Lima avec nos sacs à dos, notre fatigue.... et petit à petit... nos duvets. Nelly s'endort, je sors mon bouquin.
Peu à peu, les liméniens se réveillent.
Différentes réactions selon les passants: une balayeuse nous demande avec l'attention d'une maman si nous n'avons pas de famille ici, et nous dit qu'effectivement les auberges sont chères, que nous avons bien raison de ne pas y aller, "mais quand même, dormir dans la rue... pobritas!" Elle nous aurait ouvert sa maison si on ne lui avait pas dit que l'on venait d'arriver.
Un sécuritas nous dit qu'on a bien fait de venir ici, qu'on ne risque rien parce qu'il y a du monde qui passe (c'est ce qu'il nous a semblé.) Un de ses collègue pense au contraire qu'on ne devrait pas rester là "c'est très dangereux, il y a plein de drogués!" (Ah bon? on voit plutôt des joggers ou des costards/cravates)
Un flic vient réveiller Nelly parce qu'on doit se tenir assises sur les bancs, il est interdit de se coucher... Par contre le jeune péruvien un peu plus loin se fera virer lui, pourtant il dormait assis! Ça fait d'ailleurs un moment que je me demande comment il fait...
Le jardiner des espaces verts nous dit gentillement que si quelqu'un nous agresse, il nous suffit de l'appeler, il est toujours dans le coin.
Bref, depuis qu'on est au pérou, beaucoup de gens bienveillants! Pour les autres, on n est pas pressées.
7h30: peut être une chance de trouver quelque chose d'ouvert... Un deuxième casino, un troisième, un quatrième... Aaaahhh, enfin! Un mois dans ce pays et on en n avait toujours pas vu, on finissait par croire que le Pérou était vraiment très en retard: un Mac do! (ouvert, lui, évidemment!) On n'a qu'à marcher un peu plus...
Je trouve bien sympas ces petits moments de flottements en voyage aussi!
Amandine
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